« Y’a des jours… »

« Fenêtres sur cours… »
Dans la vie j’ai de multiples passions. Deux d’entre elles sont de regarder en toute pudeur chez les gens lorsqu’une fenêtre me le permet. Et la lecture effrénée des romans de Georges Perec. De ces deux passions, à la fois si proches et si lointaines, est née l’idée de ce projet mettant en scène des fenêtres, associées à des textes, distillant les secrets qu’elles protègent dans un prisme de vie. Car à chaque fenêtre ; son histoire…

– « Etant donné un mur, que se passe-t-il derrière? » A cette question-défi de Jean Tardieu, « La Vie mode d’emploi » offre sans nul doute une réponse somptueuse. Tel est en effet le projet de roman que Georges Perec décrit dès 1974 dans « Espèces d’espaces » : « J’imagine un immeuble parisien dont la façade a été enlevée […] de telle sorte que, du rez-de-chaussée aux mansardes, toutes les pièces qui se trouvent en façades soient instantanément et simultanément visibles. Le roman […] se borne […] à décrire les pièces ainsi dévoilées et les activités qui s’y déroulent… »-  Extrait de la préface « La vie mode d’emploi », Georges Perec.

« Y’a des jours… »
Y’a des jours comme ça,
Suspendue à ma fenêtre,
Je regarde la pluie qui ruisselle et qui dance
Dans un émoi ensorcelé.
Comme pour me défaire de cet ennuie qui me guette,
Accoudée à cette fenêtre
Dont les carreaux mouillés
Alimentent goutte à goutte
Cette lassitude ;
Latente.

y'a des jours...